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PCR HAGAL – Habitat Groupé Antique de la cité des Lémovices

Le PCR HAGAL, Programme Collectif de Recherche pour l’Habitat Groupé Antique de la cité des Lémovices (2018-2021) est un programme de recherche porté par plusieurs acteurs dont la région Nouvelle Aquitaine, le Ministère de la Culture et la DRAC. Il voit le jour en 2018, suite aux travaux structurés par Florian Baret et se centre principalement autour de l’étude des agglomérations de la cité des Lémovices. Le programme regroupe plusieurs chercheurs et professionnels de l’archéologie rattachés à l’INRAP, au CNRS, au bureau d’études Evêha, à l’Université et au Ministère de la Culture et de la Communication.

Ce programme s’insère dans la thématique des travaux menées depuis 2016 par l’association ArchéoTek (l’Association pour le développement de l’archéologie programmée). Fort de ce cadre, l’association a pu entreprendre la réalisation de sondages, de prospections ainsi que la fouille de certains sites archéologiques de la région. Depuis 2018, quelques sites ont fait l’objet de prospections : le site de Chatain (23), de Naves (19), d’Ahun (23), de Saint-Goussaud (23), Les Montceaux (23), Bridiers (23) et Blond (23). Des investigations archéologiques plus poussées ont été menées ces quatre dernières années, sur les sites de Bridiers, Châtain et Blond permettant la mise au jour de vestiges datant de l’Empire romain.

Le site de Chatain (Faux-la-Montagne)

Découvert par hasard en 1994 par un agriculteur, le site abrite une villa gallo-romaine et des thermes estimées entre le Ier et le IIIème siècle de notre ère. Géolocalisé en 2016, lors d’une campagne de sondages, les archéologues ont réellement commencé leurs fouilles à l’été 2017. Ils y exhument les fondations d’une villa à qui on attribut une occupation continue sur près de trois siècles (Ier au IVème siècle de n.è). Une deuxième campagne de fouilles permit la mise à jour de toute la partie thermale. Caldaria, frigidarium, praefurnia, hypocaustes, sudatorium… en tout ce sont 8 pièces que bénévoles et membres du programme HAGAL ont pu sortir de terre. Les vestiges exhumés sur le site laissent supposer une installation thermale ingénieuse et assez sophistiquée. La présence d’une si grande villa et de thermes dans une si petite localité comme Faux-la-Montagne pose la question de l’importance du maître des lieux.

Dans un article publié par Le Populaire du Centre d’août 2019, l’archéologue en charge de la fouille du site, Gentiane Davigo estimait la grandeur du site en évoquant le fait qu’au vue de la superficie de la villa et des thermes, le maître des lieux avait dû être une personnalité locale plutôt aisée. Elle précisait aussi que par « villa gallo-romaine », il fallait surtout comprendre un grand domaine agricole comprenant des bâtiments d’exploitation et d’habitation.

Bridiers (La Souterraine)

Le site de Châtain n’est pas le seul site fouillé par l’association. Depuis 2017, de nouvelles fouilles sont en cours sur le site de Bridiers à La Souterraine. Connu depuis le XIXème siècle, ce site avait déjà fait l’objet de plusieurs découvertes synthétisées sur lors du colloque du Millénaire de La Souterraine. Les premières opérations archéologiques menées sur le site sont les fouilles dit du Champ des Citernes en 1992-1993 et celle dit du Gros Buisson en 1993 aussi. Les récents travaux de terrain ont permis d’améliorer les connaissances des archéologues à propos de ce site antique.

C’est la réalisation de recherches au LiDAR et au géoradar qui révéla en 2019, l’existence d’un quartier inconnu de l’agglomération romaine. Cet été-là, des fouilles complémentaires sont menées sur un bâtiment particulier de l’agglomération. L’objectif était d’en déterminer sa chronologie et son état actuel de conservation. La prospection a ainsi permis de révéler un groupement d’une dizaine d’ensemble bâtis ainsi que quatre ilots urbains et trois axes de circulation. Au vue de toutes ces recherches, les archéologues sont amenés à parler d’un habitat groupé antique plutôt qu’une ville. De nouvelles fouilles ont pu être faites au mois de juillet 2020 et des visites, accessibles au grand public, ont d’ailleurs été proposées.

Le Bois de la Tourette (Blond)

Les fouilles du Bois de la Tourette à Blond en Haute-Vienne est l’autre site sur lequel l’association ArchéoTek a travaillé. Dans les années 1970 des prospections géologiques et des relevés préliminaires des tranchées avaient préalablement permis de mettre en évidence la trace d’une possible activité humaine. Le site est pourtant connu depuis le XIXème siècle, comme un vicus spécialisée dans l’extraction minière d’étain. Mise en évidence lors de la thèse menée par Florian Baret sur les agglomérations antiques des cités du Massif-Central, le bois de la Tourette a fait l’objet, en 2018, d’une première campagne de sondages. Celle-ci avait mise en avant l’état de conservation du site et un début de chronologie a pu être estimé (entre le Ier et le IIème siècle de n.è). Constatant des perturbations causées par des fouilles clandestines, les archéologues ont quand même pu prendre connaissance du potentiel archéologique de ce site. Désormais, l’objectif est d’évaluer sa valeur historique afin de déterminer s’il est possible d’en envisager une étude plus approfondie dans les années à venir.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les fouilles menées par l’association, rendez-vous sur le site d’ArchéoTek : https://archeotek.hypotheses.org/

Vous pouvez également les suivre et les soutenir sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/archeotek

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